Pensée du soir (kitsch à souhait)

Ici les réflexions s’entremêlent et la pensée se matérialise

Ici les maux se posent et les écrits sont entendus

Bizarre ….

Bizarre comme ici, ma pudeur s’envole vers de parfaites inconnues

Et qu’à voix haute je peux, déballer le surplus

Bizarre comme ici, la voix d’une autre résonne en moi

Qu’en une phrase je ressente la difficulté de son combat

Je me pensais seule, parfois perdue dans mes pensées

Je me retrouve ici, plutôt bien entourée

Ps:  à la base, j’étais pas du tout partie pour faire un post-prose …., remarquez ça pourrait faire un bon défi, un poème sur la blogo 😜 !!

Contrôle Avant Tec

A J16 du cycle, sous 3 provames, j’ai fait aujourd’hui une prise de sang et une écho de contrôle. Il semblerait que tout roule, ça suit son cours tranquillement. Moi qui espérait un transfert samedi ou lundi, ça ne sera que vendredi prochain…. Je ne pensais pas que c’était si long, mais bon y’a rien d’urgent, on va préparer ce ptit nid douillet tranquillement. Début de l’utrodégueu samedi soir, mmmm j’ai hâte.
Gygy a été sympa, elle me dit, « c’était une première, l’accroche de septembre.. », et moi de lui rappeller, que non, c’était déjà le cas en IAD4, mais bon, toujours pas d’explication sur le pourquoi de l’échec. Je sais juste que cette fois-ci, en plus de la progesterone en ovule, j’aurai le droit à des intra-musculaire de progesterone, la première 2 jours avant le transfert puis toutes les semaines … mais je suis vernie, 1- mon boy est infirmier, pas besoin de faire venir quelqu’un, 2- mon fessier est assez large pour en supporter un paquet si mon croustibat venait à s’accrocher !

Dubitative

Dubitative, c’est le mot qui correspond le mieux pour définir mon état du moment

Je me prépare au TEC, comme dans une check-list, je coche conscieusement tout ce qui pourrait aidé à l’accroche de mon Croustibat :

– je prends mes 3 provames par jour

– j’ai vu l’ostéopathe y’a 10 jours ( lui me propose une séance par voie interne mais j’arrive pas à m’y résoudre, vous faites ça vous ?)

– j’ai commencé l’acupuncture, même si ce doc ne préconise pas de séance spéciale transfert mais plutôt un circuit parallèle sans tenir compte d’où j’en suis en pma, plus sur le moyen terme pour améliorer mes cycles

– j’ai prévu de tester l’hypnose, merci copinaute

– je diminue les bières, mange plus de légumes, fait du sport pour me vider la tête, des bains à bulles pour me chouchouter, mange des gélules a l’huile d’onagre parce que j’ai lu que c’était bon, on me dirait que de gober une limace à jeun le matin est bénéfique, je me demande si je résisterai naïve comme je suis !

– bref je suis une bonne élève, je fais ce qu’on me dit et ce qui,  j’espère, sera bon …, le tout sans poser trop de questions 

Mais le doute est là, je sais très bien qu’il y a toujours des étapes à passer avant d’espérer. Lors de notre première FIV, plein d’espoir, ( jeunes fous que nous étions), nous avions eu une claque monumentale car tout s’était arrreté à la stimulation, alors qu l’on n’avait même pas envisagé un échec à ce stade ! Alors là on doute un max, sur la possibilité du transfert au vu de mon echo ( qui sera jeudi, a J16 du cycle sous provames), mais surtout du retour à la vie de notre Croustibat … Ce sera le suspense jusqu’au bout …

Bref je suis dubitative, dans le dico ils disent  » septique, incrédule », c’est exactement ça !

« Dé-faire son deuil d’enfant bio « 

Vous l’avez entendue cette fameuse expression ?  » Faire le deuil de son enfant biologique  »  …..

Je vais parler ici de mon vécu, de mon ressenti, car c’est quand même quelque chose de très personnel, où chacune met des émotions pas forcément identiques.

Pour parler de ce deuil, il faur d’abord parler de son envie d’etre maman. En ce qui me concerne, je l’ai eu très tôt, dès l’adolescence je me voyai maman d’une grande tribu et assez tôt, c’etait dejà une envie assez viscérale. En couple de 17 à 25 ans, j’ai quitté mon premier amour entre autre parcequ’il n’était pas prêt à fonder une famille et que moi je trépignais … Ensuite pendant de longues années de célibat, j’ai meme pensé à faire un bébé toute seule (mais j’aime pas Goldman). Et puis j’ai rencontré mon boy, et au bout d’un an, on était prêts, heureux de balancer la plaquette de pilule. La suite, vous la connaissez, la claque ! Chez nous un diagnostic d’OATS, et une violente désillusion, ça calme …

On a démarré notre parcours PMA direct en FIV ICSI et très vite, on a commencé à parler adoption. Peut-être est-ce dû à mon naturel peu optimiste, mais très vite on s’est posé la question du  » Et si ça marche pas ? » Et l’adoption est apparue comme une évidence, comme la façon de former notre famille. Du coup, on s’est marié et on a lancé les démarches auprès du CG. A partir de quand j’ai fait le deuil de mon enfant bio ? Je crois que ça a commencé après les 3 FIV foirées, en attendant les IAD parce que, déjà, ce n’était plus pour moi notre enfant bio, et les premieres questions sur les ressemblances physiques, l’inné, l’acquis, l’éducatif, le génétique sont venues …. Et que notre chemin avançant, les routes dans mon cerveau changeaient, s’entremelaient. J’ai trouvé enormement difficile par exemple, de faire les demarches pour l’adotion en parallele du traitement car moi qui suis entiere, j’étais soit dans l’un soit dans l’autre et changer mon mode de réflexion entre les deux m’épuisait.. C’est pas facile à expliquer … J’ai même croisé les doigts pour que la 6e IAD ne fonctionne pas car on avançait pas mal coté adoption.

Je me dis que mon deuil de l’enfant bio, je l’ai fait vite, je n’avais pas l’envie de partir sur les FIV-D et jamais nous n’avons envisagé les FIV Do, je trouve d’ailleurs extremement fortes et courageuses toutes celles qui font ce chemin .. 

Certains diraient peut-etre que je n’ai pas persévéré dans la pma, mais pour nous, notre urgence d’envie de famille a fait que nous etions prêts à changer de chemin. Et vous dire que je ne regrette rien est un doux euphemisme, ma merveille d’Ethiopie a amplement comblé mes attentes, et je ne me sens pas moins maman.

Enfin si mon deuil d’enfant bio s’est fait relativement facilement, je dois nuancer cela car j’ai eu plus difficulté a accepter autre chose : le fait de ne pas etre enceinte, là, le deuil de grossesse m’a plus longtemps trotté dans la tête. J’ai vraiment différentié les deux, et voir une femme enceinte m’a longtemps provoqué un pincement au coeur. Maintenant je me marre de ce que j’ai évité (les nausées, les galères, les vergertures, l’épisio, les mois sans sommeil – pardon aux PB 😉), même si quelque fois je ris jaune.

Alors aujourd’hui, puisqu’il faut bien espérer un peu, en courant après la cerise sur le gateau de ma famille, je me pose la question « Et si ça marchait ? »

J’ose vous avouer que ça me fait un peu peur ?

Vite vite que J1 vienne !

Vous l’avez compris, j’attends avec hâte que J1 arrive pour entrer dans l’action. L’attente, ça n’a jamais été mon truc, là je vais agir ….

En plus je suis excitée comme une adolescente invitée à une boum ( ouais je sais c’est plus trop d’actualité les boums), vous savez LA fête organisée par le plus canon des 6è où enfin on a le droit devenir !

C’est mon premier  TEC !! 

Après 3 FIV en 2009-2010 et cette première FIVD, ayé je suis invitée au TEC, trop contente j’vous dis ! C’est comme un truc mystérieux qui a l’air hyper cool, une possibilité de bébé sans la stim+ la ponction/ Ag …

J’suis au taquet pour accueillir mon Croustibat d’amour !