Retour à la vraie vie 

Cette année est passé à la vitesse d’un éclair …. Très bizarre comme sensation. Je donne mes vêtements de grossesse avec l’impression de les avoir achetés la semaine dernière. Je repense à ces mois de stress comme si je les avais rêvés, puis aux échos comme si je les avais fantasmées. Je me revois marchant ds les couloirs de la maternité comme dans un clip avec Julien Doré en fond sonore. Je revis l’accouchement, cette petite chose merveilleuse que l’on me tend, ces premiers jours à la maternité puis à la maison avec un filtre comme un brouillard cotonneux. 
Et Findusette qui est là depuis 5 mois déjà. Effrayant pour la grande nostalgique que je suis, celle qui stresse à l’idée de ne pas avoir profité de ces mois magiques. Celle qui voudrait l’avoir encore nourrisson un moment. C’est qu’elle change si vite et je n’avais pas vécu cela avec mon aînée car elle avait déjà 10 mois à son arrivée, je n’avais pas eu cette impression.

Le retour au boulot se profile et je suis déjà consciente de ma chance d’avoir eu tout ce temps pour faire connaissance et s’être laissé rythmer par son tempo. Je suis plutôt contente de reprendre car la vie à la maison n’est pas faite pour moi, mon humeur flanche. J’ai l’impression d’être hors de la vraie vie depuis un an et même si je stresse de repartir dans un rythme plus speed, je sais que cela va me faire du bien. J’ai le sentiment de reprendre le train des gens normaux, ceux avec 2 enfants et qui vont devoir trouver leur rythme à 4.

Les mauvais jours, je m’en veux d’avoir le sentiment d’être presque coincée à la maison, avec des idées débiles du genre « mon bébé ne m’aime pas « .  C’est que Findusette n’aime pas les câlins serrés, par exemple le portage c’est face à la route sinon elle grogne la coquine, et la garder lovée dans mon cou relève de l’exploit, du coup je me fais des films !

Les bons jours, je sais que j’ai profité de tous les petits moments pendant ces 5 mois. Les bons jours j’enregistre son sourire immense quand j’arrive le matin au dessus de son lit, je capte son éclat de rire quand elle nous voit danser comme des folles avec sa sœur, je ris de sa façon si particulière de sourire et de tourner la tête sur la droite comme une petite fille timide quand je lui envoie un bisou, égoïstement je savoure son regard qui ne me quitte pas quand je boutique autour d’elle, je m’émeus de la voir s’endormir au son de la berceuse que je lui murmure à l’oreille, et alors bien sûr, je sais qu’elle m’aime. Et mon cœur explose de bonheur.
Bon été les girls et bises à toutes 

Publicités

Je me souviens 

Je me souviens de tout ….

Je me souviens de ce que ça fait, le cœur qui tape fort, les mains qui tremblent, la vue qui se brouille…. je me souviens ce que ça fait de se tromper en rentrant les codes sur son téléphone, de jurer seule dans sa bagnole. Je me souviens du souffle court, coupé en voyant trois chiffres apparaître … du soulagement et de la joie qui dure quelques minutes, quelques heures avant que l’angoisse ne remonte en attendant, déjà, le prochain résultat 2 jours après.

C’était il y a un an …. une éternité !

Depuis, chaque étape a été un mélange d’émotions contradictoires, du stress, de l’angoisse, du soulagement, de la joie, de l’amour …

Un an après cette prise de sang, je regarde ce beau bébé à mes côtés.

Objectivement, c’est la plus belle, la plus merveilleuse …. tout comme sa sœur… et sa mère !

Notre Findusette est un bébé parfait qui respire la tranquillité, la joie, le bonheur tout doux. 

Et moi j’ai le sentiment qu’une page se tourne, et c’est bizarre mais j’ai du mal. Je regarde les femmes enceintes avec envie, caresse mon ventre qui ne part pas comme si Findusette y logeait encore, repense avec nostalgie à sa venue au monde et aux premières semaines …

Ça passe si vite 

Elle grandit si vite 

Mais je profite….

Je pense à nous toutes, les pmettes …. à celles montées dans le train ( messages aux angoissées : rassurez-vous, vous ne ferez pas forcément un bébé stressé , Findusette est Super cool par exemple !), je pense surtout à celles encore sur ce fichu quai avec des combats à mener, ou d’autres chemins à vivre et je vous embrasse du fond du cœur 

Bises les girls 

 Juju, ma sage-femme aDorée

Juju, il a bercé ma grossesse, je l’ai beaucoup écouté. J’ai dansé avec ma Merveille sur Coco Câline, j’essaie d’arrêter car entendre dans la bouche d’une petite fille de 4 ans  » Je te veux Coco Caline, je te veux, prends-moi », c’est pas trop la classe ! Sur ces même paroles, j’ai même réussi à faire esquisser quelques pas de danse avec mon homme, un gros ventre nous , c’est dire !

Et puis, il y a un mois tout juste, je rentrais à la maternité, et pendant  les 40h que j’ai dû attendre pour tenir mon Trésor dans les bras, il était là. Je me revois marcher seule, la nuit, dans ce couloir, ses mélodies dans les oreilles, marchant en fredonnant, m’arrêtant pour souffler pendant les contractions. Je me suis endormie après la pose de la péridurale avec sa voix en fond sonore…

Alors forcément, la semaine dernière, quand j’ai compris que l’allaitement se terminait, je me suis dit que c’est aussi une liberté. Celle de prendre une place, pour rejoindre le groupe de copines pour LA soirée prévue depuis longtemps. 

Alors ce soir, je prends du temps pour moi, pour m’amuser, jouer la midinette, et me laisser bercer par Juju ma sage-femme aDorée

Mères pmettes : mettons-nous la barre plus haut ?

Bizarre ce titre ? Cela aurait pu être, « Avec notre vécu, sommes-nous plus exigeantes quant à notre maternité ? »  ou encore  » Avons-nous le droit de ne pas être épanouie à 800%, une fois ce bébé si attendu dans nos bras ? », ou plus simplement  » Suis-je la seule à avoir eu le baby blues ? »

Je m’explique et par avance je m’excuse si ce post peut blesser, je ne veux pas me plaindre la bouche pleine ou plutôt les bras remplis mais je me dit que je ne suis peut-être pas la seule à vivre les évènements de cette façon … enfin j’espère sinon ça veut dire que je suis la pire des mères !

Déjà pendant la grossesse, je ne me suis pas sentie rayonnante et exaltée, la faute au stress je pense, à la difficulté à réaliser que oui, c’était bien vrai, qu’on avait réussi à semer ce petit espoir. Du coup j’ai culpabilisé. C’est vrai, depuis mes 17 ans que je rêvais d’être enceinte, j’aurai dû me sentir comme Blanche Neige entourée de ces petits oiseaux qui sifflotent le bonheur non ?!

À la maternité, épuisée par l’accouchement, les douleurs, le manque de sommeil, les inquiétudes quant au poids du petit Trésor qui baissait, et au stress de ma Merveille qui avait du mal à vivre l’éloignement, bah j’étais pas sur un nuage. Donc j’ai culpabilisé.

De retour à la maison, il fallu prendre nos marques. Je scrutais cette petite chose si fragile et dépendante avec bonheur, incrédulité aussi. J’ai échoué à allaiter, enfin disons que j’ai tenu 3 semaines entre biberons, bouts de sein et tire-lait. En surfant sur WP, j’y ai vu beaucoup de mamans adepte du maternage, portage, cododo, allaitement … et des témoignages de mères béates dès le début de leur bebe miracle. Et moi, en comparaison bah je me suis sentie un peu nulle. Donc j’ai culpabilisé.

Je me suis posée mille questions, j’ai même culpabilisé parce que mon Trésor dort bien, tranquillement, dans son couffin près de mon lit. Figurez-vous qu’elle ne me réclame pas .. Elle ne pleure que très peu, boit et se rendort. Est-ce que ça voudrait dire qu’elle n’a pas besoin de moi, de mon tee-shirt de peau à peau, de mon écharpe de portage ? 

Bref j’ai culpabilisé de ne pas sentir épanouie à 800% comme d’autres…. et puis j’ai réfléchi. Je me suis souvenu qu’après l’arrivée de ma Merveille, j’avais tapé « baby blues post-adoption » sur le net, que j’avais mis un peu de temps à réaliser tout ce qui s’était passé, à apprendre à se connaître et à s’aimer. Je me suis souvenu qu’en  amour je suis un diesel, lente au démarrage et crescendo ensuite. Et ça m’a rassuré. 

Alors ce week-end quand j’ai bu ma première bière, oui j’ai culpabilisé d’avoir stoppé mon allaitement qui est loin de ce que j’avais rêvé, mais mon homme m’a dit judicieusement « déjà tu l’as vécu »! Et puis à la deuxième gorgée, je me suis dit c’est bon quand même la despé !

Du coup, j’essaie d’être moins exigeante avec mon rôle de maman, oui je l’ai voulu du fond des tripes ce Trésor, oui j’ai loupé l’allaitement, oui elle peut être bien sans être collée à moi, ça ne veut pas dire que je gâche quoique ce soit, que c’est moins beau entre nous  ! 

Petit à petit, on se découvre, le diesel chauffe d’un regard et mon cœur grandit encore et chaque jour davantage.

C’est mon anniversaire !


C’est mon anniversaire aujourd’hui, 38 ans, pas une première jeunesse !

Mon cadeau est posé sur moi, je l’ai reçu avec un peu d’avance, il y a une semaine.

Oui Findusette est arrivée ❤

Je vous épargne les détails de l’accouchement, juste vous dire qu’il y avait une bienveillance toute particulière autour de nous. Notre parcours était dans les têtes des personnes adorables qui se sont occupées de nous. La sage-femme qui était aussi une pmette a réussi à me faire lâcher les vannes en me disant « elle est loin la première piqûre maintenant « .

À la maison depuis hier, nous prenons nos marques tranquillement à 4. Cela semble encore irréel et magique. Mon cœur fond quand je vois ma merveille venir faire un petit bisou sur le front de « ma petite sœur que j’adore ».

Toutes mes pensées, mes ondes positives, mes encouragements pour celles qui se battent encore pour choper ce fichu train.

Et vive le don 

Grosses grosses bises les girls 

Les années se suivent …. et ne se ressemblent pas ! (37 sa)

19 janvier ….

Il y a un an, c’était la claque. A 9 SA, le coeur de Croustibat avait cessé de battre et les espoirs s’envolaient douloureusement. La chute était rude et la remontée lente et sinueuse …

Aujourd’hui, j’entre officiellement dans mon 9ème mois et attend la rencontre avec Findusette avec hâte. Cela parait toujours aussi fou et irréel. 

Ma bonne étoile aurait pu me glisser ça dans l’oreille l’année dernière, cela m’aurait peut-être aidé un peu !

Pour vous donner des news un peu en vrac, tout roule. J’ai eu une grossesse top, sans aucun souci de santé, je me porte plutot bien physiquement. Coté moral, je crois que j’avais fantasmé à fond la grossesse et que finalement, entre les angoisses du début, des soucis matériels qui nous ont beaucoup stressés, la sensation d’être un peu seule en ayant arreté de travailler très tôt et la période hivernale qui nous rend tous un peu ermite, j’ai l’impression de ne pas avoir été la PB rayonnante par excellence, et forcément j’ai culpabilisé … Mais je me soigne ! J’essaie de relativiser, c’est pas si grave, l’important c’est de profiter de Findusette quand elle sera là en forme dans nos bras. 

Du côté de la grande soeur, c’est l’excitation, elle se couche sur mon ventre en disant à sa soeur qu’elle l’aime, qu’elle a hate de la voir, qu’on sera une famille pour la vie, faut dire que j’ai une fille bisounours. Pour celles qui me suivent un peu, vous savez que je redoutais un peu cette période où il y a eu beaucoup de questionnements pour elle. Sachez que j’ai bien fait de me préparer à tout ça car en effet, les questions ont fusé, toujours au bon moment bien sûr, quand on ne s’y attend pas et qu’on est speed. Les « et moi j’étais dans ton ventre ? », « bah j’étais où ? », quand je lui ai dit que c’était une question importante, elle m’a répondu en me regardant droit dans les yeux  » oui, tu veux bien m’expliquer Maman ? ». Depuis, je l’entends par moments jouer avec ses bébés, parler de graines qui ne marchent pas, d’être triste de ne pas avoir de bébé, d’avoir la chance d’être une famille … J’ai toujours cette petite crainte qu’elle vive mal les differences de notre famille mais …. on verra bien, ne plus s’inquieter pour des problemes potentiels mais profiter, c’est peut-être ça notre mantra 2017 !

Nous attaquons donc ce dernier mois sereinement, j’attends également de mes feter mes 38 ans quelques jours avant la dpa, on verra où et à combien on fetera ça.

Pour finir, j’suis pas très fan des voeux et tout et tout, mais je pense bien à vous et vous souhaite surtout de supporter ce parcours avec toujours dans un petit coin de vous amour, chaleur, espoir et joie.

Bises les girls